Nantes a une nouvelle fois été frappée par un drame. Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 19 ans a été tué par balle sur le parking du centre commercial Paridis, près du stade de la Beaujoire.
Les secours sont intervenus vers 4 h 50 après le signalement d’une agression par arme à feu. Malgré les tentatives de réanimation, la victime n’a pas pu être sauvée. Le ou les auteurs sont en fuite et une enquête est en cours.
Il s’agit du cinquième homicide par arme à feu recensé à Nantes depuis la fin du mois d’avril. Les quatre précédents ont eu lieu dans les quartiers de la Bottière, Port-Boyer et de la Halvêque.
En revanche, à ce stade, aucun élément officiel ne permet de dire que cette nouvelle fusillade est liée au narcotrafic. Les circonstances restent inconnues et toutes les pistes demeurent ouvertes. Il pourrait s’agir d’un règlement de comptes, mais aussi d’un autre type de différend. Les investigations devront permettre de déterminer le contexte exact de ce drame.
Ce nouveau décès intervient dans un contexte où les habitants de l’est nantais expriment une inquiétude croissante face à la multiplication des violences par armes à feu. En seulement deux mois, cinq jeunes hommes ont perdu la vie, une série noire qui marque profondément la ville.
Ce nouveau drame intervient également dans un contexte où l’utilisation des effectifs de police fait débat à Nantes. Ce dimanche, jour du drame, plusieurs policiers étaient intervenus auprès de l’équipe de Sorties à Nantes alors qu’elle réalisait un reportage, à la demande de l’adjoint au maire Robin Salecroix. Sans établir de lien entre les deux événements, cette situation a amené certains habitants à s’interroger sur les priorités dans la mobilisation des forces de l’ordre, alors que la ville est confrontée à une succession de fusillades.






