Le scénario, hélas familier pour les habitants du secteur, s’est reproduit ce samedi 22 août. Info Ouest-France, un incendie s’est déclaré en tout début d’après-midi à proximité de la déchetterie de la Prairie-de-Mauves, à l’est de Nantes, touchant à nouveau le bidonville installé dans cette zone.
Vers 15 heures, un épais panache de fumée noire s’est élevé au-dessus du secteur, visible depuis le centre-ville nantais et plusieurs quartiers de l’agglomération. L’alerte a été rapidement donnée et les secours se sont déployés sur place pour circonscrire les flammes.
Plusieurs dizaines de personnes évacuées
Par mesure de précaution, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation de plusieurs dizaines de personnes réparties sur quatre camps roms installés dans le secteur. Le boulevard de la Prairie de Mauves a été fermé à la circulation le temps de l’intervention.
À l’heure où nous publions cet article, aucune victime n’a été signalée. La situation est suivie de près par les autorités et nous mettrons ce papier à jour dès que de nouveaux éléments seront disponibles.
Un site sinistré à répétition
Ce nouveau départ de feu s’ajoute à une série d’incendies qui ont touché la zone ces dernières semaines. Le 20 juillet dernier, un incendie majeur avait déjà ravagé une grande partie du bidonville du secteur, entraînant l’évacuation de près de 150 personnes vers un gymnase et détruisant plusieurs hectares de végétation. D’autres feux avaient également touché des campements similaires à Saint-Herblain, à l’ouest de l’agglomération, fin juillet.
Le secteur de la Prairie de Mauves reste marqué par une forte précarité : caravanes, épaves de véhicules, bouteilles de gaz et déchets divers stockés sur place constituent un terrain particulièrement propice à la propagation rapide des flammes, comme l’ont montré les précédents épisodes de cet été.
Cet incendie survient par ailleurs dans un contexte de tensions locales, alors que deux campements voisins avaient fait l’objet d’une évacuation par les forces de l’ordre quelques jours plus tôt, dans le cadre du plan de résorption des bidonvilles porté par la Métropole nantaise.
Article en cours d’actualisation.






