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Les Machines de l’île à Nantes : rentables ou dépendantes des subventions publiques ?

Les Machines de l’île de Nantes sont un symbole culturel emblématique, attirant chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Créée par la Compagnie La Machine, cette attraction mécanique mêle art, ingénierie et spectacle. Mais derrière le succès populaire, la question se pose : les Machines de l’île sont-elles rentables ?

Un déficit structurel

Les chiffres officiels de la SPL Le Voyage à Nantes, qui gère l’ensemble des attractions, montrent un déficit net de près de 918 961 € en 2023, malgré plus de 670 000 visiteurs
(Mediacités.fr).

Les charges d’exploitation dépassent les recettes directes, et la SPL dépend fortement des subventions publiques pour équilibrer ses comptes. Les analyses locales indiquent qu’un euro de recette privée est souvent accompagné de plusieurs euros de subvention, soulignant la dépendance au financement public
(NantesPlus.org).

L’inquiétude des créateurs

L’abandon du projet de l’Arbre aux Hérons par la maire Johanna Rolland a ravivé les inquiétudes des auteurs et mécènes, qui craignent que les Machines elles-mêmes ne soient menacées de « recristallisation », c’est-à-dire une remise en question de leur financement et de leur entretien futur. ([LaMachine.fr])

Selon Le Figaro, les créateurs des Machines craignent même de devoir quitter Nantes si leur activité n’est pas soutenue. Ils insistent sur le fait que la métropole doit garantir la pérennité des Machines et ne pas laisser « mourir » ce projet culturel emblématique.

Une attraction culturelle mais dépendante

Si les Machines génèrent un fort impact touristique et médiatique, leur modèle économique n’est pas autonome. Le déficit chronique illustre que leur survie repose sur l’apport constant des collectivités. Ainsi, la question de leur rentabilité ne peut se réduire à la billetterie : il faut considérer le coût public global et les subventions structurelles
(Mediacités.fr).

Conclusion

En conclusion, les Machines de l’île ne sont pas rentables au sens strict. Elles fonctionnent grâce à un modèle hybride mêlant recettes, mécénat et financement public, qui garantit leur existence mais les rend sensibles à tout changement politique ou budgétaire. L’abandon de l’Arbre aux Hérons a rappelé que même un projet emblématique et populaire peut être fragilisé si son financement public est remis en question, renforçant les inquiétudes exprimées par les créateurs. ([Le Figaro])

📑 Sources

photo à la Une par @Dave_Cusmi sur Instagram

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