Le dossier de l’Arbre aux Hérons à Nantes connaît un nouveau rebondissement. Les créateurs du projet, François Delarozière et Pierre Oréfice (Compagnie La Machine), ont engagé une action en justice contre Nantes Métropole (Info Ouest-France), après l’abandon officiel du projet décidé en septembre 2022 par Johanna Rolland, présidente de la Métropole et maire de Nantes.
Un projet culturel majeur abandonné à Nantes
Imaginé depuis plus de 15 ans, l’Arbre aux Hérons devait s’installer dans la carrière Miséry, sur l’île de Nantes. Cette structure monumentale de près de 35 mètres de haut devait mêler jardins suspendus et univers mécanique, dans la continuité des Machines de l’Île.
Présenté comme un futur symbole culturel et touristique pour Nantes, le projet a finalement été stoppé en raison des surcoûts et de risques juridiques liés à l’occupation du domaine public.
11 millions d’euros déjà dépensés
Avant son abandon, environ 11 millions d’euros ont été engagés pour les études, la conception et certaines réalisations, notamment le Grand Héron.
Le budget initial du projet était estimé à un peu plus de 50 millions d’euros.
En 2022, Johanna Rolland a évoqué un coût pouvant atteindre 75 à 80 millions d’euros, en raison de l’inflation et de la hausse des matériaux. Ces estimations ont été contestées par les auteurs du projet, qui considèrent que ces montants ne correspondent pas à leur propre chiffrage.
Le diagnostic du Grand Héron toujours attendu
Nantes Métropole s’était engagée à réaliser un diagnostic complet du Grand Héron, pièce déjà construite, afin d’évaluer son état et son avenir.
À ce jour, ce diagnostic n’a pas été rendu public. Son coût est estimé à au minimum 200 000 euros, une dépense supplémentaire qui serait supportée par la collectivité.
Une plainte qui relance le débat à Nantes
Les auteurs estiment que l’abandon du projet constitue une rupture après des années d’études et d’investissement artistique.
Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire relance le débat sur la gestion des grands projets culturels à Nantes : ambition artistique, maîtrise budgétaire, anticipation des risques et transparence financière.
Le dossier est désormais entre les mains de la justice.





